La nouvelle


Cherche-moi


PIERRE VAVASSEUR


Sofitel Lyon Bellecour


Pierre VAVASSEUR


Cherche-moi

RAMASSEUR DE MOTS

Je suis un ramasseur de mots. Quand je flâne, on pourrait m’appeler l’homme penché. J’ai chez moi toute une colonie de feuillets perdus, maltraités par les intempéries, souillés par les pieds des passants. Bien sûr, une fois recueillis, comme sauvés du fleuve, ramenés à la vie, il convient de trier le bon grain de l’ivraie, la déclaration d’amour de la liste des courses. La liste des courses est toujours intacte, sur un papier bref, sans apprêt. La lettre d’amour, comme celle de rupture, quand elles ont fini dans le caniveau, partagent une singularité : elles sont en miettes. Je n’en ai jamais retrouvé de complètes. Le rythme de la ville ne s’est pas seulement chargé de les ensagouiner, il les a aussi ventilées façon puzzle. Il m’est arrivé de passer une journée à écumer le territoire. Telle bribe ici, telle autre là. C’est un travail minutieux, ensuite, pour les reconstituer et vous songerez, en me lisant, qu’il donne peu en retour. Je n’en suis pas si sûr. Il y a même des surprises. Laissez-moi vous raconter l’histoire de Lyon.

 


Pierre VAVASSEUR

LA LOUVE LYONNAISE

Je me nomme Jeunesse Galeazzi. Je suis mexicain par mon père, d’où ce prénom qui m’empêche de vieillir, et corse par ma mère, dont j’ai hérité un certain goût pour le silence et la solitude. Je suis scénariste pour le cinéma. Je ne suis pas seulement l’homme penché, je suis aussi l’homme caché. Ça me convient. Laissez venir à moi les festivals, les invitations, les débats. On se fait une fausse idée des fabuleux destins. Le mien, depuis vingt ans et j’en ai quarante, m’aura désigné pour être dans l’ombre portée des Lumière. La louve Rome a ses deux fils. La lionne Lyon aussi. J’ai beau vivre à Paris, Lyon est ma mère nourricière.

Mais voyez les scénaristes. Ils sont comme cette engeance, tout aussi peu fiable, des romanciers. Sans cesse à jouer leur marelle sur les chemins de traverse. Donc, nous sommes au début de décembre. À Lyon, les Lumière déclinent leur pluriel. Lumières. Chaque soir, dès que la nuit tombe, la ville s’endort, s’embrase, s’empourpre, reverdit en hiver, tape ses bleus sur l’ombre, s’habille en rose trémière. C’est la Nuit blanche en


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couleurs. Hier soir, nous trébuchions en foule sur les pentes de Fourvière, chemin du Rosaire. Sous les projecteurs, des saints Joseph dans leur niche avaient des visages sanglants. J’ai piétiné des symphonies florales. Le sénateur-maire m’a serré trois fois la main quoiqu’il n’eût aucune idée de ma personne. Ce sont là, toujours plus habiles, les politiques.

 

JE SAIS QUE TU ES LÀ

Aujourd’hui, il pleut un peu. À traits brefs. Aussitôt secs. Retrouvons l’homme penché. Lesté d’une cervelle de canut – fromage blanc, ail, ciboulette – et d’un tablier de sapeur – gras-double de boeuf –, car on sait vivre lorsqu’on est scénariste, j’aperçois ce carreau cassé de papier par terre.

Il est beau comme un mouchoir perdu.

Il perle une encre bleue, tout arrondie.

Et voici ce que j’y lis.


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« Je sais que tu es là, en ville, et que tu marches à ma recherche. »

Forcément, je regarde autour de moi. Je suis rue Mercière. Coincé dans les bouchons. Mon tablier de sapeur sur l’estomac. Est-ce une farce que l’on me fait ? Je disais encore hier soir, au cours d’un débat que l’on me consacrait, que les scénarios, avant de retomber sur leurs pattes, dansaient des gigues invraisemblables. Qu’on en bavait des ronds de chapeau. Qui aurait manigancé quoi ? Et d’abord, m’observe-t-on ?

Derrière la vitre du Façade café, la serveuse paraît sourire. C’est une ravissante petite biche avec deux joues de miel. Mais non, elle se détourne, glisse dans l’ombre de son bocal. Sirène retournée aux profondeurs. Quant à devant, quant à derrière, nul regard à la dérobée. Je suis seul avec mes mots trouvés.

 

UN REPROCHE


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J’ai fourré le mot dans mon portefeuille et le portefeuille contre mon cœur, soit la place idéale pour les mots d’amour. J’ai arpenté la ville. Il ne faisait pas très froid malgré décembre. Lyon était un fauve tiède, à la respiration paisible. C’est peut-être l’eau qui veut ça. Deux fleuves pour une seule ville, c’est un luxe. Un pelage souple. Les ponts sont nos caresses. J’ai marché dans des fumerolles de souvenirs. J’ai très peu connu, par exemple, une sœur de ma mère qui s’est suicidée là. Grenade silencieuse de la nouvelle aussitôt mise sous chape d’étouffement et de craie. J’avais quoi ? Cinq ans ? Morte où ? À la Croix-Rousse. J’y vais. Par la montée de la Grande Côte. Pas du tout ce que j’imaginais. Je voyais ça comme une falaise. Les souvenirs trop loin de nous, trop enfouis, sont proches des rêves. Par la montée de la Grande Côte. Du plateau vers Caluire, c’est une ville qui recommence. Jusqu’à Caluire c’est long. Il y a même un no man’s land avec pharmacies. Derrière son mur d’enceinte, la maison où fut arrêté Jean Moulin baigne dans un sucre glace flouté. Elle est droite, haute, aveugle de ses paupières soudées. Elle nous reproche quelque chose. J’ai regagné le perchoir entre des ballons d’enfants. Au Café du


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bout du monde, j’ai brisé tous les silences. Il y avait une jolie chanteuse, Noah Lagoutte, www.noahlagoutte.com. J’ai mangé du canard et ouvert mon portefeuille. Le petit mot s’était requinqué. Il avait moins froid. Il était moins apeuré. Il était comme un chat. Les chats font assez vite savoir que vous vivez chez eux. Je l’ai relu. « Je sais que tu es là, en ville, et que tu marches à ma recherche. »

 

DEUX ENFANTS

Ce midi, j'ai déjeuné avec Philippe chez Tartufo, un restaurant italien à deux pas du Sofitel. Le patron s’appelle Marco. Philippe est mon ami d’enfance. En classe, je copiais sur lui. Il se fâchait tout rouge. « C’est ça, et moi je travaille pour le roi de Prusse ! » Il avait des principes. Il voulait être professeur de latin-grec. Il est devenu journaliste. Je l’observe tandis qu’il avance à ma rencontre. Le même front massif sous des cheveux frottés à l’étain. Ce sourire tendu sur nos lèvres. On n’y peut rien. Il y a quelque chose de compassé dans les retrouvailles qu’abolit


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aussitôt la ferme main serrée. Scellons ce qui doit être scellé. Il n’y a plus d’adolescence. Nous voguons sur ce qui nous échappe et ce qui nous échappe est immense. Nous ne parlons même pas du passé. Je lui dis qu’il m’en arrive une bien bonne. Mais oui mon vieux, un mot trouvé, ramassé par terre devant Gaston restaurant agricole. Je le lui montre. Il me dit, ça ne m’étonne pas, Lyon, j’y vis depuis vingt-sept ans, c’est une ville à scénarios. Nous parlons de Fourvière, de Croix-Rousse. Il me dit encore, faut que t’ailles à Saint-Ju. Cé s'écrit Saint-Juston mais on dit Ju, Saint-Ju. Nous nous séparons au tram. Son sourire s’est délié. Il est redevenu un enfant dans la ville. Nous sommes deux enfants.

 

UN BEAU CHIEN NOIR AUX YEUX DOUX

Le lendemain je grimpe à Saint-Ju. Montée du Gourguillon, personne ne me précède, aucune charmante à suivre. Dans une impasse, festonnant au-dessus du vide, des balcons en sourcils qui datent d’Henri IV. Je ne me suis jamais intéressé à


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l’Histoire. Ce n’est pas une lacune, c’est une connerie. À Mathilde, directrice commerciale de l’hôtel, une femme de grande classe autour de qui s’ordonne l’espace, et chargée de me préparer un programme, j’ai dit : c’est adorable mais je suis sans programme, je suis un loup sans meute. En haut de Saint-Just, il n’y a rien, que moi-même. Je plaisante. Je veux dire : il n’y a que soi-même quand on ne sait rien. Ce qui ressemblait, vu des rives de Saône, à un couvent perché est un lycée. Des collégiennes pépient et fument. Et si la belle était là ? Je vais, je rôde, sous le hachoir du soleil pur. C’est amusant, on se croirait à Rome. Toute cette partie de Lyon, de haut en bas, a des saveurs florentines, des ruades de Piémont, des lots d’orange et de rose pâle à revendre. Fête des lumières à midi. Les rues tombent en rideau de théâtre, pentes au garde-à-vous. J’entre dans l’église, moi le peu chrétien, que dis-je, le mécréant. Me voici à photographier les automates d’un village provençal. Sur l’écran de mon portable, les scènes sont une vie dans la vie. Femmes au rouet, fagotage, pétanque. Si on m’avait dit que. Il ne faut jurer de rien. Mais de la belle que je cherche, de la semeuse mystérieuse, point. Je reste en haut comme on


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plane, semelles ailes ouvertes. En quête d’un coup à boire. Non pas que. Mais pour le fun. De notre scénariste spécial en villégiature à Lyon. Ne l’a-t-on pas vu, pas plus tard qu’à son arrivée, commander six huîtres bien vertes et un verre de blanc, avant midi? Le bistrot était en plein air, jour de marché, sur les bords du Rhône. Un chien noir est venu voir passer les eaux. C’était un chien pensif. Un beau chien noir et ces yeux doux qu’on aimerait aux hommes. Il a recueilli les caresses comme un moine thaïlandais son dû. J’ai visité les santons dans une lumière de broderies et je suis redescendu au fleuve, par le théâtre de Guignol, il existait donc, et là j’ai pris ce fameux verre en lisant Le Progrès. On avait arrêté des braqueurs réfugiés montée des soldats, à Caluire où j’étais allé. Lyon n’est faite que d’escalades.

 

SEXE DE FEMME

La nuit est revenue dans les bleus et ors et j’ai replongé dans la ville confluente aux deux fleuves qui font de la presqu’île un sexe


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de femme.

Dans le hall du Sofitel, j’attends Bruno Benoit, venu me remettre le copieux Dictionnaire historique de Lyon, 1 504 pages, aux éditions Stéphane Bachès et dont il est l’un des quatre auteurs. Il est à l’heure. Moi aussi. Je vois cet homme assez jeune, ou qui cache bien sa cinquantaine. Je ne me manifeste pas. Je me dis qu’il n’est pas historien. J’ai toujours confondu les historiens avec l’âge du passé.

Bruno Benoit m’informe de mille choses en un temps record. Je retiens l’exclamation de Napoléon : Lyonnais, je vous aime ! ; la naissance du mage Allan Kardec ; le rejet, de l’autre côté du Rhône, des pouvoirs universitaires et préfectoraux ; la Croix-Rousse, longuement snobée, avec l’histoire de Blandine, 177 après J-C, bouffée, pas bouffée par les lions, je ne m’en souviens plus, il faudrait que j’écoute mieux mais les scénaristes ont cette insupportable propension à galoper ailleurs ; la griffe de Richard Cœur de Lion, comme son nom l’indique ; celle de Philippe Auguste. Benoit est passionnant, il a toutes les clés de toutes les portes. Et je me dis que si j’écoute


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mal, c’est parce qu’on ne m’a jamais aussi bien raconté.

 

COMME LES ANIMAUX ESPÉRÉS

Lecteur, ne te perds pas. Tu me suis à nouveau dans la nuit des couleurs. J’avance de place en place, dans la foule bruyante, à sauts de puce de vin chaud. Fanfares de-ci, de-là. Files d’attente aux restaurants. Ma mère disait : mets ta chemise blanche, on va aller voir les illuminations. Pendillons d’ampoules sur le boulevard. Joie intouchable. Étrangère. Il eût fallu un peu de vent pour faire valser les lampions. J’en ai gardé de la tristesse. À Lyon, ce soir, je suis rose, vert, jaune, parme, il y a des bouquets sous mes pieds. Marchons sur les lys et guettons les artifices. Devant le cinéma Pathé aux enseignes anciennes qui se donnent la main, la foule est incandescente, extérieurs nuit, de droite et de gauche, afflux de ruisseaux pourpres, de lave émeraude, et tout cela nous dévale direct, entre deux peaux, des yeux au cœur. Je vois bien que mes souvenirs s’y dissimulent, comme les animaux espérés du parc de la Tête d’Or qui ne


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daignaient pas se montrer, car il me revient que je dus y aller, gamin, avec la tante susdite disparue. Tout me revient, tout, de si loin. Frustration. Nous sommes construits sur des fâcheries minuscules. Toujours est-il qu’à cette heure, dans les couleurs, je ne suis qu’elles, je ne suis que ces couleurs sur mon visage et sur ma chair. Et me voici, moi l’homme perdu. Son invite dans la poche. Je sais que tu me cherches.

 

TOUTES MES OMBRES

Du huitième étage, à moi Lyon, deux mots, à ma table perchée, j’ai goûté au paysage, autant qu’à la volaille bressane, avec la ferveur des curieux. Vues d’en haut, les villes sont des océans souples, avec gréements d’églises, flottilles serrées des toits, et l’horizon, ici, ajusté aux collines, flots soyeux réprimant les tempêtes. Le sommelier m’a vanté un terroir proche. C’est là où je suis né. Je ne vous ai pas encore dit ça ? C’est là où je suis né. Enfin, pas loin. Et j’ai longuement habité le Rhône, plus bas, aux portes de la Provence. Et Lyon, que j’observe d’en haut, avec


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sa grande roue lenticulaire, ses chapeaux ronds d’églises, ses dômes, dômes, dômes, et la ravissante serveuse, plus discrète que sa silhouette sur la verrière. Je suis venu refaire connaissance avec la ville mère, toutes ses lumières et toutes mes ombres, remettre sur le métier un peu de mon passé jacquard. Jacquard est un mot de mon enfance. Je ne l’ai jamais aimé. Il y a des mots qu’on aime moins que d’autres. Leur sonorité nous encombre, nous raye. Je n’aimais pas ce mot, jacquard, dans la bouche de ma mère, sans savoir qu’il venait de si près. Je l’évitais comme j’évitais martingale, par exemple. Martingale : patte d’imperméable. Une mocheté de vocabulaire. Rien à voir, ni avec Lyon, ni avec les jeux d’argent. Du menu fretin. Laisser faire la pensée, je suis là pour ça. Quoi d’autre ? Canuts. Mon père gueulait à tue-tête c’est nous les canuts, on a l’cul tout nu ! » Comment connaissait-il ce refrain ? Les mystères sont plus troublants que les réponses. Contentons-nous de savoir qu’il est né l’âme et le cul nus, puis jeté, tout aussi cul nul sous un pyjama rayé, dans la fosse à cancers.


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CE QU’IL ME REVIENT ENCORE

Faut pas exagérer avec le malheur. Quoique, lorsqu’on se pique d’écrire des histoires, il ait d’attirantes fanfreluches. Lyon, Lyon, ma lionne, ne m’en veux pas mais il faut que je te fasse encore une confidence. Elle a son importance et dit beaucoup des consciences voilées. Il s’agit de Feyzin. Feyzin par l’autoroute, lorsqu’on longe les raffinées parures de feu. Ça sent le drame et l’hydrocarbure. C’est un shoot de beauté. Ces flammes ont dans ma vie consumé la mort d’un amour. Flash-back. Il y a longtemps. Tourner à droite avant d’entrer dans Lyon, suivre Centre hospitalier. Je m’en souviens très bien. Je ne m’en souvenais pas tout à l’heure. Comment trouvez-vous ce vin ? me demande le sommelier avec ses mots à lui, je veux dire qu’il a une formulation plus adéquate. Je lui réponds que c’est une tuerie de velours, enfin pas non plus comme ça, non. Il habille sa phrase, j’habille la mienne.


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LE DENOUEMENT

Catherine m’a pris rendez-vous pour la Xe Biennale. J’ai accepté. L’art conceptuel me va comme un gant. On me présente Karine, Lyon est décidément pleine de jolies filles. Karine est guide. Elle a une heure et demie à me consacrer. D’habitude, je traverse les musées en un quart d’heure, comme un lapin. Je suis seul et elle parle haut comme si nous étions quinze. Elle vit son métier. Elle l’aime. Une heure et demie me semble déjà trop courte. Entrons dans les cabanes en pellicule d’Agnès Varda. Amusons-nous aux petites voitures télécommandées du collectif d’Helen Evans, enjambons les tuyaux d’arrosage de la Kenyane Wangechi Mutu. Tout ça est à la Sucrière, au sud de la ville, que je m’obstine à renommer la Poudrière. Le paysage aussi est conceptuel. Ce sont d’anciennes friches industrielles. Le Rungis de Lyon a tenu là ses quartiers. Il en subsiste des porches de brique, c’est ce qu’il me semble, et des hangars en bois. Les souvenirs transforment tout, je dois confondre avec les baraques du


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carreau du Temple, à Paris. En me quittant, pile une heure trente plus tard, elle me dit : vous avez tout vu, ou presque, marchez dans Lyon, laissez-vous porter, regardez par terre, le quarantième exposant s’appelle Pierre Vavasseur. Il a semé dans Lyon des petits mots pliés. Lisez ce qu’il y est écrit. Laissez-vous faire. C’est une invitation à lire la ville, à s’y perdre et à s’y retrouver. À lire le dehors et l’intime. Mais je dois vous abandonner, j’ai un groupe qui m’attend.

Et c'est ainsi que se font les lumières.


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