La nouvelle


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles


FOUAD LAROUI


Sofitel Brussels Europe


Fouad LAROUI


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

-Bruxelles, murmura John…
…et quelque chose en lui susurra : « Drôle d’endroit pour une rencontre. » C’était irritant, ces phrases toutes faites qui surgissaient au fil de ses pensées. En l’occurrence, il savait bien d’où venait cette expression. D’un film, bien sûr. Un film français, avec Deneuve et Depardieu. Mais le plus souvent, ces fragments épars, il ne savait pas d’où ils venaient mais ils étaient bien là, soudain, énoncés clairement, surnageant dans le monologue intime qui accompagnait John du matin au soir, flot de mots dont il ne pouvait se déprendre qu’en fermant les yeux et en écoutant une sonate (« Encore ton Bach ! » soupirait Annie…) Dans le Volkskrant qu’il venait d’acheter en gare d’Amsterdam et qu’il lisait maintenant en attendant sur le quai le Thalys en partance pour Bruxelles, un article l’alerta. Des scientifiques avaient fait « un grand pas » dans la lecture des pensées. Nouvelle irritation. Pourquoi parlait-on de progrès (un pas, c’est un progrès, non ?) quand la science faisait une avancée – tiens, « une avancée »… - quand la science faisait une incursion (une intrusion) dans la tête des gens ? À ses élèves de l’université d’Amsterdam, John essayait


Fouad LAROUI

d’inculquer le sens de la mesure : oui, la science, c’est encore ce que l’homme a de plus précieux (« Et l’art, M’sieur ? » - il avait choisi d’ignorer, pour une fois, Guusje et sa frimousse piquée de taches de son et éternellement questionneuse…), oui, la science, c’est ce qui nous sépare de la barbarie, mais (il avait levé un doigt impérieux) il faut en établir les limites !

Il avait fini l’article du Volkskrant et le Thalys n’arrivait pas. Il consulta sa montre puis commença un cours imaginaire devant des ectoplasmes : « Ça veut dire quoi, « lire les pensées de monsieur Tartempion » ? Il a suffi que je pense à Bruxelles et la phrase « drôle d’endroit pour une rencontre » s’est formée machinalement dans ma tête. D’où vient-elle, cette idiotie ? On ne sait pas ! De connexions physico-chimiques dans cette masse spongieuse qu’on appelle le cerveau, d’une décharge électrique… Tout cela s’est fait de façon automatique comme si j’avais poussé par inadvertance un bouton programmé, à mon insu, pour ouvrir une porte dérobée. (Coup d’œil circulaire dans l’amphi pour s’assurer que les étudiants avaient compris l’image.) En quoi suis-je, moi, responsable de cet enchaînement ? »


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

Le Thalys venait de se ranger sans bruit le long du quai. John se dirigea vers la voiture 11 devant laquelle se tenait un employé affable qui jeta un coup d’œil à son ticket.

-Place 74, c’est à votre droite, dit l’employé en néerlandais puis en français.

John se contenta de hocher la tête en esquissant un vague sourire. Il avait depuis longtemps cessé de faire des remarques du genre « oui, je sais, je prends ce train deux fois par mois », car elles ne menaient à rien, sinon, parfois, à une réaction courroucée de l’employé (« Pardon de vouloir rendre service… »). Il avait décidé, une fois pour toutes, de considérer chaque fonctionnaire comme une machine avec laquelle il fallait entretenir les relations que nos descendants entretiendront avec leurs robots sud-coréens : de l’informatif, du bref, du concret ; jamais d’affect ni d’émotion. (« Mais, M’sieur, vous déshumanisez le monde ? » « Il ne m’a pas attendu pour cela, mademoiselle Guusje. ») En plaçant sa valise au-dessus de la place 74, John reprit le fil de son cours : « Quand bien même on arrivera un jour, en implantant les électrodes les plus subtiles


Fouad LAROUI

dans le cerveau de monsieur Tartempion, à « lire » ses pensées, comment séparer celles qui lui appartiennent en propre, qui l’engagent, qui expriment réellement son « moi » de celles qui surgissent tout à coup, qui ne font, pour ainsi dire, que passer ? »

Il se laissa tomber sur son siège, le régla dans la position allongée, ferma les yeux et continua son cours. S’adressant à Stephan, un de ses étudiants préférés, il lui dit : « Supposons que je regarde à la télévision notre Grand Leader – nous sommes, par hypothèse, dans un pays totalitaire – et que cette phrase incongrue se forme dans ma tête : « Va donc, eh, gros lard ! », parce qu’à l’école c’est ce que nous criions en direction d’un de nos condisciples un peu enveloppé et que le Grand Leader a pris du poids au cours des derniers mois… Donc, Stephan, vous êtes fonctionnaire au ministère du contrôle des pensées du peuple et les électrodes viennent de me dénoncer. Le cerveau du citoyen John van Duursen, à 20.56, a été traversé par ces mots : « Va donc, eh, gros lard ! » au moment où notre glorieux Guide apparaissait sur le petit écran – donc, Stephan, la question est : suis-je responsable de cette


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

concaténation de mots qui s’est formée sans que j’y puisse rien ? »

Le Thalys venait de s’ébranler et glissait maintenant hors de la gare, entre la ville à gauche et le port à droite. « Il y a des marins qui naissent / dans la chaleur épaisse … », la chanson venait de surgir dans la tête de John, qui vouait un culte au grand Jacques. Voilà qui apportait de l’eau à son moulin (« si l’on peut dire », pensa John, contrarié de n’avoir personne à qui faire remarquer qu’apporter de l’eau au moulin d’un Batave était chose bien inutile, comme fournir du charbon à Newcastle ou du sable au Sahara.)

« Revenons à nos moutons », se dit-il – et il entendit la phrase : « Tu veux dire : à nos vaches ? » Ha, ha. Voilà bien qui prouvait sa thèse : nos pensées ne nous appartiennent pas, pour la plupart. Elles relève de… comment dit-on ? Ah oui : de la génération spontanée. Ce sont des petits courants électriques qui… Bon. Il se replongea dans son journal. La phrase « drôle d’endroit pour une rencontre » était d’autant plus qu’incongrue qu’il savait bien, lui, pourquoi il allait à Bruxelles : pour y rompre.


Fouad LAROUI

Drôle d’endroit pour une rupture.

Annie ne fume plus depuis longtemps. Elle a renoncé à son vice pour John, son Hollandais… (« Non, Annie, la Hollande n’est qu’une province des Pays-Bas. Je suis Né-er-lan-dais. »)… son Hollandais fantasque, un peu psychorigide, terriblement intelligent. Elle ne fume plus et c’est tant mieux, car il n’y a plus d’endroit pour « en griller une » - elle a appris cette expression à John - dans cette Gare du Nord où elle attend le Thalys qui l’emmènera à Bruxelles. Pour la première fois depuis des mois, ses doigts la démangent, elle se mord les lèvres, ce serait le moment d’exhaler son anxiété dans la fumée d’une cigarette. Elle lève les yeux vers le tableau mille fois consulté depuis qu’elle a entamé, il y a deux ans, sa relation longue-distance avec le grand Batave qu’elle va retrouver chez Tintin.

Le train part dans quinze minutes. J’ai le temps d’aller acheter un journal. Un peu plus d’une heure et je serai à Bruxelles. C’est curieux, il n’a pas eu l’air étonné quand je lui ai proposé d’y passer le week-end, au lieu de se retrouver, comme d’habitude à Paris ou Amsterdam. Il n’a posé aucune


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

question… Qu’aurais-je pu lui répondre ? Nous avons commencé cette aventure à Bruxelles, il est logique (elle hésite, ce n’est peut-être pas le mot idoine), il est juste que nous nous y séparions, comme une boucle qui se referme, à la fois finie et infinie. Comment John prendra-t-il la décision qu’elle a prise : rompre ?

Voiture 17. Après avoir laissé sa valise à l’entrée, Annie va s’assoir à la place qu’indique son billet, se fourre discrètement des boules Quiès dans les oreilles – aucune envie d’entendre le bavardage multilingue des voisins - et déploie son journal. Tiens, « l’affaire » continue. C’est une aubaine pour la presse, dont les ventes explosent. Chacun a son opinion sur la question. Justement, c’était la cause de la dernière dispute avec John. Dispute ? Disons accroc, incompréhension culturelle... « Ce genre de scandale, cela n’arriverait pas chez nous », avait décrété John avec ce petit air de supériorité morale qui agaçait Annie.

-C’est ça, traite-nous de dépravés, tant que tu y es.


Fouad LAROUI

-N’exagérons rien. Tu sais que j’adore la France. Mais enfin, vous passez tout à vos hommes politiques.

Elle s’était mordu les lèvres pour ne pas répliquer :
-Les vôtres, ils n’intéressent personne, c’est pourquoi on ne va pas fouiller dans leur vie privée. Qui a jamais entendu parler de Balkenende ou Rutte ?

Ce n’était pas la première fois qu’ils se querellaient, mais cette fois-là, elle en avait gardé un goût amer. Peut-on faire sa vie avec un homme qui s’attribue toujours, d’autorité, le magistère moral ? Un homme qu’elle croyait aimer mais qui l’irritait par sa manie de tout ramener à cette certitude : qu’il savait, lui, ce qui était juste et qu’elle n’avait qu’à se ranger à son opinion. Le Thalys roulait maintenant dans la banlieue parisienne avant de se lancer à folle allure dans les plaines du nord. « Déjà que ce n’est pas simple de vivre chacun dans son pays, d’avoir toujours ces trois heures de train entre nous, pensa-t-elle, si en plus je dois vivre dans une sorte de culpabilité permanente parce que je n’ai pas les principes calvinistes de Monsieur… » Elle se souvint que Jean Calvin était Français mais ne sut


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

comment tourner la chose à son avantage. Bah… Ses yeux se posèrent de nouveau sur la Une de son quotidien. Tiens, Johnny fait l’acteur, sur les planches. Dans une pièce de Tennessee Williams, en plus. Elle rêva un instant d’y aller avec John mais se heurta à un autre de ses principes : une pièce de théâtre se donne dans la langue où elle a été écrite. Facile à dire, quand on est polyglotte comme lui. Moi, je suis prof d’Histoire, pas de lettres. Je baragouine un peu l’anglais. Heureusement qu’il parle ma langue, lui. Ah, encore un motif de brouille. Ces longues conversations en néerlandais qu’il tenait à l’occasion, à Amsterdam, dans un café ou chez des amis, sans se soucier du fait qu’elle n’y entendait goutte.

-Tu n’as qu’à apprendre le néerlandais.
-Quand, où, comment ? Et pourquoi ? Tous les Hollandais parlent anglais. Et je n’entends que des ghr et des kh dans cette espèce de sous-allemand.

Là, c’était lui qui s’était énervé. D’abord, le néerlandais était une langue à part entière, et non un dialecte. Et c’était même la langue la plus riche du monde. Oui, madame ! Il avait tenu à lui


Fouad LAROUI

montrer, frémissant de colère, les vingt ou vingt-deux tomes du grand dictionnaire de la langue néerlandaise « avec plus d’entrées que l’Oxford English Dictionary ou le Grand Larousse ». La brouille avait duré des heures.

Elle se dit qu’elle ira allumer un cierge à l’Église Sainte-Catherine, dans ce joli quartier du centre de Bruxelles, après s’être séparée de John. Elle n’est pas du tout croyante mais ce serait une façon de clore le chapitre. Quand le cierge se sera consumé, leur relation aura été consommée. Ou bien l’inverse ?

Ils avaient rendez-vous dans un grand hôtel de la place Jourdan recommandé par un ami diplomate. Quand Annie y entra, elle vit John assis dans un vaste patio décoré d’œuvres d’art et éclairé par un puits de lumière. L’endroit lui fit une bonne impression. John avait déjà effectué l’enregistrement et il tenait à la main la clé de la chambre. Ils se firent la bise comme des étrangers. De toute façon, John n’aimait pas les effusions publiques. Il l’emmena au septième étage (« le septième ciel, c’est fini », pensa-t-elle avec un pincement au cœur…) et lui montra avec une fierté un peu mélancolique la suite moderne et confortable


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

qui offrait une belle vue sur Bruxelles. Ils s’efforcèrent de reconnaître quelques monuments, au loin. Elle craignait qu’il ne voulût la prendre dans ses bras mais il se contenta de l’attendre dans le petit salon, assis sur le sofa, pendant qu’elle déposait ses affaires dans la chambre à coucher. Elle alla rapidement faire un tour dans la salle de bain (tout était parfait) puis revint au salon. Elle prit un ton enjoué pour demander :
-Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
La même pensée leur traversa l’esprit : « Ce n’est pas le moment. »
-Tu as déjeuné ? (Elle fit oui de la tête, elle avait pris un sandwich dans le train.) Eh bien, allons-nous promener, il n’est même pas 14.00, on avisera plus tard pour le dîner.
-On va où ?
-En t’attendant, j’ai regardé dans le guide. Il y a un grand parc  juste à côté. On va s’y promener ?

(« Bon, comme d’habitude, c’est lui qui décide mais c’est la dernière fois. ») Ils sortirent de l’hôtel, tournèrent à gauche et s’engagèrent dans la rue Froissart, puis dans la rue Belliard. Cinq minutes plus tard, ils pénétraient dans le parc du


Fouad LAROUI

Cinquantenaire. Contrairement à leur habitude, ils ne se tenaient pas par la main et évitaient même de se toucher. « Comment vais-je le lui dire ? Et quelle explication donner ? »

Leurs pas les portèrent vers le Musée d’Art et d’Histoire. Ce fut très naturellement qu’ils en gravirent les marches majestueuses. John marmonna quelque chose, elle fit oui de la tête et il alla acheter deux billets d’entrée. « -Qu’est-ce que je fais ici ? », se demanda-t-elle. Ils déambulèrent dans les salles en échangeant quelques phrases convenues. (« -C’est incroyable, comme il est riche, ce musée ! » « -Oui… Pourquoi n’est-il pas plus connu ? On n’en entend jamais parler. Tu as vu ces marbres ? » « Fabuleux ! ») Ils allèrent à l’entresol contempler des statues romaines, puis se retrouvèrent dans une immense salle d’art précolombien. Ils étaient debout à regarder une sorte de totem miniature quand John se sentit soudain assailli par un flux de sons et de couleurs. Des mots se formèrent dans sa tête, ce fut comme s’il était spectateur de ce qui lui arrivait et il entendit distinctement sa voix prononcer cette phrase :


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

-Annie, je suis désolé mais c’est fini entre nous.

Il sentit aussitôt qu’un gouffre s’ouvrait sous ses pieds. Non ! Il voulut rattraper ses mots mais c’était impossible. Ils n’étaient plus là, les mots, il n’y avait plus que des images criardes, des couleurs, des échos qui lui vrillaient le crâne. Terrifié, il se tourna vers Annie mais elle n’était plus à côté de lui. Il la chercha fébrilement des yeux dans la grande salle puis il la vit au loin, de dos. Elle était de l’autre côté de la pièce, comme tombée en arrêt devant une vitrine. Il s’approcha d’elle, se demandant comment elle avait fait pour s’éloigner sans qu’il l’entende. Il lui toucha l’épaule, elle sursauta et se retourna, chavirée, choquée, l’air hagard. Mais c’était impossible, elle n’avait pas pu l’entendre. Pourquoi cette émotion, alors ? Il aperçut dans la vitrine une sorte de momie grise. C’était un effrayant squelette, un adolescent embaumé dans une position étrange, comme accroupi. On voyait distinctement ses os, on pouvait discerner des morceaux de sa peau devenue cuir, on devinait son regard dans ses orbites creuses. Annie se blottit dans les bras de John et se mit à pleurer..


Fouad LAROUI

Ils revinrent à l’hôtel en faisant un détour pour passer sous l’arcade du Cinquantenaire. Cette fois-ci, dans le parc, leurs mains se cherchèrent et se trouvèrent. Revenus à l’hôtel, ils allèrent prendre un verre au bar-restaurant. Ce fut ensemble qu’ils décidèrent d’y rester pour dîner au lieu d’aller sur la Grand-Place, comme l’avait planifié John. La serveuse était une Italienne amicale et discrète. Annie but une gorgée de vin et remarqua :
-Tu es bien silencieux, pour une fois !
Il lui sourit, lui prit les mains et la regarda dans les yeux. Il ne disait rien, mais les mots se bousculaient dans sa tête.
-Aujourd’hui, j’ai failli te perdre… Mais je me suis rendu compte que toutes ces phrases qui m’emportaient vers la rupture… vers ce que je croyais être ma décision de rompre n’étaient pas de moi… D’une certaine façon, j’entendais des voix. Des mots, des colliers de sons venus de je ne sais où. Quand tu m’irritais, je voyais des phrases apparaître. « Quelle idiote ! » « Qu’est-ce que je fais avec cette femme ? » « Ça ne va nulle part, cette relation. » « Finissons-en ! » Des mots… Mais l’important, c’est ce sentiment atroce de solitude qui m’a étreint en une seconde


Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles

quand j’ai cru que c’était fini. Ça, c’était du concret. Ça, c’était moi. Mon corps, mon âme, appelle-ça comme tu veux… C’est là que j’ai compris, à ce moment précis. (Par quel miracle t’étais-tu éloignée de moi alors que je te croyais à mes côtés ?)

Elle le regardait d’un air narquois, en pensant :
 -Tu ne le sauras jamais, mais j’étais venu à Bruxelles pour rompre. Trop compliqué, cette relation à distance. Et ton caractère de Hollandais… pardon, Néerlandais. Et puis, c’est idiot mais… C’est en regardant cette momie que je me suis dit : il est vivant. Toi, je veux dire… Il est plein de défauts, de manies, mais c’est justement cela qui fait qu’il est vivant. C’est de cette étincelle de vie, même si elle se manifeste par un sale caractère, que je suis amoureuse. Je le sais maintenant.

Les plats délicieux qui se succédaient leur délièrent la langue. Il était presque minuit quand il regagnèrent le septième étage. Il s’effaça pour la laisser pénétrer dans la suite puis y entra à son tour. Il referma la porte, doucement, presque tendrement, conscient qu’il était tout entier dans ce geste. Et dans tous ceux qui allaient venir.


Les écrivains voyageurs
Anaïs Jeanneret
février 2017
Impressions Hongroises
Par Anaïs Jeanneret
Sofitel Budapest Chain Bridge
Lire
Ludivine Ribeiro
janvier 2017
TAMUDA BAY
Par Ludivine Ribeiro
Sofitel Tamuda Bay Beach & Spa
Lire
Olivier Weber
juin 2016
Le lézard qui pleure
Par Olivier Weber
Sofitel Legend Santa Clara Cartagena
Lire
Patrick de Carolis
mai 2016
Souviens-toi du désert !
Par Patrick de Carolis
Sofitel Dubai Jumeirah Beach
Lire
Vladimir Fedorovski
décembre 2015
La magie de Vienne
Par Vladimir Fedorovski
Sofitel Vienna Stephansdom
Lire
Philippe Jaenada
mai 2015
Hors du temps
Par Philippe Jaenada
Sofitel Luxembourg Europe
Lire
Frédéric Vitoux
mai 2015
Nous n'irons pas aux Îles du Rosaire
Par Frédéric Vitoux
Sofitel Legend Santa Clara Cartagena
Lire
Irène Frain
décembre 2014
Saudade
Par Irène Frain
Sofitel Lisbon Liberarde
Lire
Dominique Fernandez
octobre 2014
Santa Clara
Par Dominique Fernandez
Sofitel Legend Santa Clara Cartagena
Lire
Denis labayle
juillet 2014
Abidjan-Paris-Abidjan
Par Denis labayle
Sofitel Abidjan Hotel Ivoire
Lire
Patricia Reznikov
juillet 2014
Le Collectionneur
Par Patricia Reznikov
Sofitel Bruxelles Le Louise
Lire
Gérard de Cortanze
mars 2014
Quinze secondes pour mourir
Par Gérard de Cortanze
Sofitel Agadir Thalassa sea & spa
Lire
Carole MARTINEZ
janvier 2014
Rêveries à Sopot
Carole Martinez
Sofitel Grand Sopot
Lire
David FOENKINOS
décembre 2013
Le Pèlerinage de l'origine
David Foenkinos
Sofitel Berlin Gendarmenmarkt
Lire
Eric NEUHOFF
septembre 2013
Petit papa Noël
Eric Neuhoff
Sofitel Golfe d’Ajaccio Thalassa sea & spa
Lire
Emmanuelle DE BOYSSON
juin 2013
L'Énergie de Quiberon
Emmanuelle de Boysson
Sofitel Quiberon Thalassa sea & spa
Lire
Valentine GOBY
mai 2013
Syntagma
Valentine Goby
Sofitel Athens Airport
Lire
Valérie CLO
avril 2013
Le Grain de beauté
Valérie Clo
Sofitel Rabat Jardin des Roses
Lire
Franck MAUBERT
mars 2013
Novembre Basque
Franck Maubert
Sofitel Biarritz Le Miramar Thalassa sea & spa
Lire
Jean-Christophe RUFIN
janvier 2013
Trois jours avec Graham Greene
Jean-Christophe Rufin
Sofitel Legend Metropole Hanoi
Lire
Hervé HAMON
décembre 2012
Cinquième jour
Hervé Hamon
Sofitel Hamburg Alter Wall
Lire
Gilles MARTIN-CHAUFFIER
novembre 2012
Week-end à Vienne
Gilles Martin-Chauffier
Sofitel Vienna Stephansdom
Lire
Fouad LAROUI
octobre 2012
Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles
Fouad Laroui
Sofitel Brussels Europe
Lire
Tatiana DE ROSNAY
septembre 2012
Bel-Ombre
Tatiana de Rosnay
Sofitel So Mauritius
Lire
Patrick CHAMOISEAU
décembre 2011
L'Ultime sourire de l'Antillaise
Patrick Chamoiseau
Sofitel Paris le Faubourg
Lire
Olivier WEBER
novembre 2011
Le Marcheur du Danube
Olivier Weber
Sofitel Budapest Chain Bridge
Lire
Claude SERILLON
octobre 2011
On
Claude Sérillon
Sofitel Essaouira Mogador Golf & Spa
Lire
Frédéric VITOUX
septembre 2011
Le Masque et le dinosaure
Frédéric Vitoux
Sofitel New York
Lire
Denise BOMBARDIER
juillet 2011
La Femme qui aimait les îles
Denise Bombardier
Sofitel Bora Bora Marara Beach & Private Island
Lire
Benoîte GROULT
juin 2011
Le Jour où je suis devenue vieille
Benoîte Groult
Sofitel Munich Bayerpost
Lire
Denis LABAYLE
mai 2011
Le Concert luxembourgeois
Denis Labayle
Sofitel Luxembourg Le Grand Ducal
Lire
Tahar BEN JELLOUN
avril 2011
Un pigeon à Amsterdam
Tahar Ben Jelloun
Sofitel Legend The Grand Amsterdam
Lire
Philippe BESSON
mars 2011
Brève rencontre à Londres
Philippe Besson
Sofitel London Saint James
Lire
Patrick POIVRE D'ARVOR
février 2011
La Mort atroce de Victor Hugo
Patrick Poivre d'Arvor
Sofitel Luxor Winter Palace
Lire
Neil BISSOONDATH
décembre 2010
Good morning, monsieur Roussin
Neil Bissoondath
Hôtel Scribe Paris
Lire
Daniel ARSAND
novembre 2010
Rencontres strasbourgeoises
Daniel Arsand
Sofitel Strasbourg Grande Île
Lire
Gonzague SAINT BRIS
octobre 2010
Mais où est donc passée l'horloge du désir?
Gonzague Saint Bris
Sofitel Fès Palais Jamai
Lire
Pierre VAVASSEUR
septembre 2010
Cherche-moi
Pierre Vavasseur
Sofitel Lyon Bellecour
Lire
Jean-Marie ROUART
juillet 2010
La Fin d'un rêve bleu
Jean-Marie Rouart
Medina Essaouira Hotel Thalassa Sea & Spa
Lire
Delphine DE VIGAN
juin 2010
Week-end en amoureux
Delphine de Vigan
Sofitel Marseille Vieux Port
Lire
Eduardo MANET
mai 2010
La Fiancée de la mer
Eduardo Manet
Sofitel Agadir RoyalBay Resort
Lire
Akli TADJER
avril 2010
Retour aux sources
Akli Tadjer
Sofitel Algiers Hamma Garden
Lire
Catherine ENJOLET
mars 2010
Au balcon du ciel
Catherine Enjolet
Sofitel Rome Villa Borghese
Lire
Yasmina KHADRA
février 2010
Holm Marrakech
Yasmina Khadra
Sofitel Marrakech Palais Impérial
Lire