La nouvelle


Rêveries à Sopot


CAROLE MARTINEZ


Sofitel Grand Sopot


Carole MARTINEZ


Rêveries à Sopot

L’auteur

 

Hors saison, face à la mer Baltique, l’auteur contemple depuis le balcon de sa chambre l’immense bande de sable blanc qui trace une courbe et borde les villes de Gdansk, de Sopot et de Gdénia, il est dans ce fameux « couloir de Dandzig » entre mer et forêt, et, carnet en main sur son perchoir, il prétend entendre et retranscrire les paroles et les pensées des quelques habitants de la plage, en faire les personnages d’une nouvelle inspirée par ce paysage.

Un homme erre au bord de l’eau ; un enfant s’élance vers la mer ; une jeune femme, recroquevillée dans son manteau rouge, est assise sur le sable ; un adolescent au crane rasé tourne autour d’un vélo accroché à la grille qui cercle le jardin du palace où le romancier est logé le temps d’écrire son texte et, juste sous la fenêtre de sa chambre, un élégant trentenaire vient de sortir sur la terrasse pour fumer une cigarette. Comme l’auteur, il regarde la mer, l’enfant, la plage, la promenade, les


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grilles et le jardin en contre-bas.

Tout en observant le monde alentour, l’auteur tente de surprendre sa propre pensée et c’est comme s’il s’écoutait respirer. Sa pensée se fige, se ralentit pour se soumettre au rythme de la prise de note, elle se contraint, s’organise, se sent surveillée.

Souffle et pensée ne sont jamais si libres et si vivants que quand ils s’ignorent.

L’auteur écrit que toute écriture est une construction.

Le jaillissement poétique lui-même reste une pensée qui s’écoute, qui s’admire, une pensée au miroir.

La pensée sauvage se dérobe. Elle n’est pas un fil unique que l’on tendrait de soi à soi, mais une toile épaisse, pleine de nœuds et de trous, de lignes brisées, un millefeuille. Tant de choses lui passent par la tête, le traverse alors qu’il écrit face à la mer.


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Sa pensée ressemble à cet entassement de personnages dont il voudrait raconter l’histoire. Parfois, l’un d’eux prend le dessus, mais tous sont là, simultanément. Se concentrer, c’est gérer le volume, faire abstraction du bruit des autres cordes.

Ah, si sa pensée se glaçait quelques heures, il l’explorerait en profondeur ! Pourtant il est l’auteur, il peut tout : envoyer le monde vers sa fin, le relever, lui offrir un nouveau départ. D’une phrase, il peut figer la mer, la glacer et construire sur la banquise cette taverne mythique à mi-chemin entre la Suède et Gdansk, cette taverne où les fuyards s’enflammaient les entrailles, se saoulaient à la vodka avant de reprendre leur longue marche vers le nord.

Il peut tout, transformer ces passants en fantômes, mais quoiqu’il fasse sa pensée restera un mystère.

 

 


Carole MARTINEZ

L’enfant

 

Le très bel enfant aux cheveux bouclés -garçon ou fille ?- court pieds nus sur la plage. Si petit face à la mer. Un minuscule ange blond emmitouflé dans une énorme doudoune verte. L’enfant court dans un sens, dans l’autre, insecte, il papillonne autour de la femme au manteau rouge. Et l’enfant revient sans cesse vers cette femme assise. Reviens. Repars. Sa danse est délicieuse.

-Tu n’as pas de maman pour te protéger ? demande l’enfant à la jeune femme.
-Non.
- Eh bien moi, je te protègerai des méchants. Si je vois des canards, je te protègerai.

Et l’enfant reprend sa course folle, de droite, de gauche, touchant les vagues du bout des orteils, frissonnant, repartant vers l’hôtel, vers la femme, comme retenu par un invisible élastique, attaché à cette silhouette immobile.


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-Tu connais l’histoire de Walt Disney ? chevrote la petite.

La femme ne répond rien. Peut-être fait-elle un signe imperceptible de la tête.

-Tu sais, il y a des canards et, toi, tu es le vilain petit canard. Tu as grandi. Mais tu n‘es pas un cygne. Ce n’est pas grave. Moi aussi, je vais grandir, et je deviendrai aussi grande que toi  -C’est donc une fille !-  et beaucoup plus jolie, mon vilain petit canard. Je t’aime. Et je te protègerai… Mais là, je suis un peu fatiguée de te protéger. Toi, tu ne m’aimes pas, alors que moi, même fatiguée, tu vois, je t’aime… Regarde le monsieur qui passe, là, il a un gros nez, hurle l’enfant papillon.

Elle se tait pour suivre le monsieur un moment, avant de revenir vers la femme assise.

-Moi je suis née dans le ventre de ma mère et toi aussi tu es née dans le ventre de ta mère. Mais personne ne t’aime. Est-ce que tu as un papa ?
-Oui, dit la femme.


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Alors l’enfant s’élance de nouveau vers la mer qui s’agite à peine sous le bleu du ciel.

-Elle a un papa ! rugit la fillette face à l’immensité  avant de s’affaler dans le sable.

Soudain, elle se fige.

-Y a un gros poisson mort qui bouge dans les vagues, et les oiseaux le mangent. Regarde !

Une jeune mouette charcute la carcasse du poisson. La petite tente de la chasser. Puis, lassée, revient vers la femme.

-Quand est-ce qu’on s’en va d’ici ? Il fait froid et il n’y a même pas de canards, que des oiseaux qui ne savent pas chanter. Ils me cassent les oreilles. Et moi, quand est-ce que je vois mon papa ?
-Bientôt.

L’enfant joue dans le sable blanc à tracer des routes ou des lignes ou des mots et la femme prend son portable dans son


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sac et téléphone comme pour se protéger de la fillette qui  ne va pas tarder à revenir avec ses questions assassines et son sourire tranchant.

- T’as fait quoi mon vilain petit canard ? T’as appelé mon papa ? Pourquoi t’as appelé mon papa ? Ca sent mauvais, ici. Ça sent quoi ?

- Mon parfum

- Oh c’est toi qui sens si mauvais mon vilain petit canard et bien on va rentrer à l‘hôtel et on va te laver pour que tu sentes bon et que les autres puissent t’aimer davantage.

Et elle repart en courant vers la mer.

- Oh regarde la mer, elle ne bouge plus. Elle n’est plus grise, elle a durci d’un coup et elle ne mouille plus. Je vais mettre mes chaussures et je vais glisser dessus comme sur une très grande patinoire. Tu crois qu’on peut arriver jusqu’au bout de tout ce blanc et voir ce qu’il y a derrière.


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La fillette s’engage sur la mer Baltique gelée et la jeune-femme ne réagit pas, laissant l’enfant s’éloigner seule vers l’horizon.

 

La jeune femme assise sur la plage

 

Sa grand-mère Gudrun lui parlait parfois de Dandzig, cette ville où elle avait vécu jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale et qu’elle avait quittée enfant pendant sa destruction. Gudrun disait ne jamais s’être relevée, n’avoir jamais voulu revoir sa ville, ne pas en avoir trouvé la force. Elle disait : « Ma ville n’existe plus, je l’ai vue bruler. Ils en ont construit une autre et ils l’ont nommée Gdansk ».

Le collier que la jeune femme en rouge porte aujourd’hui est tout ce qu’il lui reste de son aïeule. Ce collier était la nostalgie de Gudrun, cette nostalgie qui a ordonné sa vie et lui a donné sens. Sa petite fille lui a toujours vu ce bijou d’ambre autour du


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cou. Gudrun le lui a offert quelques instants seulement avant sa fin, en même temps que son plus beau souvenir d’enfance. Elle avait trouvée cette pierre après une tempête sur la plage de Sopot, alors qu’elle jouait devant le Grand Hôtel avec Kamil, ce garçonnet dont elle semblait encore éprise plus de soixante dix ans plus tard. Juste avant de mourir, la vieille dame ramassait des coquillages en compagnie d’un petit garçon mort. Ses dernières pensées ont été pour ce caillou ocre et noir, cette chose informe qu’ils avaient rapportée en courant à leurs parents sans trop savoir pourquoi. Kamil avait disparu, leur monde avait disparu, la petite fille qu’elle était avait disparu, mais Gudrun avait gardé toute sa vie cette relique autour du cou, ce débris de son amour d’enfance. Après les bombardements et le grand incendie de la ville, les populations avaient bougé, des masses de gens s’étaient jetées sur les routes, tout le monde marchait vers l’ouest : les protestants de Dandzig détruite fuyaient en Allemagne, les polonais de Vilnius couraient vers Gdansk. Gudrun ne connaissait alors que cette bande de terre, la quitter c’était quitter l’enfance, la petite fille qu’elle était est morte là-bas sous le feu des bombes en même temps que


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Kamil, sans saisir ce qui s’était passé dans cette ville, ni la force des drapeaux, ni l’horreur du camp de Stutthof, ni les torts des uns et des autres. Trop jeune pour comprendre et terrifiée par ce bruit de tonnerre et ces lumières dans la nuit. Jamais avant sa destruction par l’armée soviétique, Gudrun n’avait prêté attention à la beauté de Dandzig. Ni au grand arsenal et à ses pignons ouvragés, ni aux merveilleuses maisons baroques, ni au long marché, aux portes de la cité, aux avant-seuils et à leurs gargouilles. Seules les statues sur les toits, cette foule de personnages  semés sur la ville par quelque géant, la fascinaient.

L’enfant est restée là-bas sous les pierres.

La ville s’est relevée.

Comme elle est belle aujourd’hui, nul ne soupçonnerait qu’elle est une reconstruction ! Quand à la pierre, un artisan de la rue de Mariacka  l’avait polie et en avait tiré ce bijou. Le caillou terne était une prison d’ambre, il cachait un trésor : une petite araignée prise dans la sève d’un arbre 40 millions d’années


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plus tôt.

La jeune femme porte le tombeau de sa grand-mère autour du cou et elle n’a pas le courage de le remettre en place, de l’enterrer sur cette plage devant le grand hôtel, à l’emplacement exact où Gudrun affirmait avoir trouvé le caillou.

Silke court vers elle dans sa doudoune verte, Annelore n’est pas sa mère, juste son vilain petit canard. L’enfant qui sent la soudaine fragilité de la jeune femme dessine des cercles autour de sa proie. Il faudra bien qu’elles apprennent à vivre ensemble. Ralph dit qu’elle grandira, qu’il lui faut être patiente. Annelore n’aurait jamais accepté de passer une semaine avec eux deux, si Ralph ne lui avait pas parlé de l’automne doré polonais, de Gdansk, la ville de l’ambre, et si sa grand-mère ne venait pas de s’éteindre en lui confiant son collier, son souvenir de cette plage de Sopot, sa nostalgie.

Mais, maintenant Annelore est là, sous le feu des mots de cette petite qui essaye de la détruire.


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Il faudrait la noyer.

Elle n’écoute plus l’enfant, ne l’entend pas, elle ne la regarde même plus depuis que son collier d’ambre l’a entrainée dans sa longue rêverie.

Quand elle relève la tête, l’enfant a disparu.

 

L’homme élégant sur la terrasse

 

Sur la terrasse du Grand Hôtel, Ralf s’allume une cigarette. Il vient de se réveiller et son corps est encore plein de sommeil. Des années qu’il n’avait pas pris le temps de faire une sieste. Il se sent étrangement vide, comme désœuvré. Il est sorti de son emploi du temps. Il observe sa fille qui court sur la plage autour d’Anelore. Il voudrait les serrer dans ses bras, s’emplir de leurs deux corps, combler le vide. Il les lâche du regard et contemple la mer à la fois proche et lointaine. C’est le lieu idéal pour


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contempler la mer. Il lui trouve d’étranges reflets ambrés et une tristesse le submerge. Le voilà rattrapé par son passé, lui qui ne jure que par l’avenir.  

Sa campagne d’affichage pour Amber Gold a été une réussite. Est-ce sa faute à lui, si ce Plichta était un escroc ? Ils sont tous tombés dans le panneau, les vieux surtout qui n’ont pas de temps à perdre s’ils veulent devenir riches avant de crever. Amber Gold promettait des rendements garantis et non taxés. 16,5% par an. Ses énormes affiches publicitaires ont attiré plus de 50.000 clients. Des centaines de millions de zlotys de dépôts.  

Comment aurait-il pu savoir que Plichta avait déjà été condamné sept fois pour fraudes financières ? Ces verdicts auraient dû l’empêcher d’ouvrir une société para-bancaire. Ralph n’est qu’un publicitaire, il a mieux fait son boulot que les procureurs. La justice polonaise a laissé les mains libres à ce mégalomane qui a pu ouvrir des agences dans les centres villes comme une banque respectable.  Ralph ignorait que


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Plichta et sa femme avaient tricoté tout un réseau de sociétés afin que les fonds placés par leurs clients soient garantis par une boîte qui leur appartenait. Ils ont tous été bernés, aveuglés par ce jeune loup de vingt-huit ans. Andrzej Wajda, lui même comptait sur des fonds d’Amber Gold pour réaliser son film sur Lech Walesa. Ralph songe : « Notre naïveté a rendu ce filou puissant et crédible, nous avons offert son Madoff à la Pologne et combien de pauvres vieux se retrouvent aujourd’hui sur la paille par la faute de ma merveilleuse campagne ». Il était si fier. Plichta ne lésinait pas à la dépense et acceptait ses idées avec tant d’enthousiasme, il les disait brillantes. Ralph ne comprend pas pourquoi, face à la mer, il se sent soudain si coupable, il tente de se convaincre qu’il est du nombre des victimes. Si Anelore et sa fille n’étaient pas là, il s’écroulerait. Tout l’or de l’automne n’y changerait rien. Il a promis à la jeune femme assise sur la plage d’oublier son boulot durant quelques jours, de ne répondre à aucun mail, de lui consacrer tout son temps, il lui a offert un manteau rouge, présenté sa fille, les a installé dans le plus bel hôtel de la côte. Il n’aurait jamais imaginé qu’il était si fragile et que contempler la mer quelques instants avant


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d’aller les rejoindre sur la plage l’ébranlerait tant. A force de courir de rendez-vous en rendez-vous, à force de compétitions, de diners d’affaires et d’appels d’offres, il s’est égaré et plus rien ne le contente. Il aurait du voir que tout cela ne tenait pas debout, mais son ambition et la fébrilité de ce début de siècle l’ont aveuglé.

Il a regardé la mer si longtemps que le temps s’est suspendu. Plus rien ne bouge. La Baltique s’est figée sans qu’il y prenne garde. Il découvre stupéfait cette banquise qui s’étend à perte de vue. Et sur ce désert de glace, il discerne deux taches colorées, un petit point vert à l’horizon et le manteau rouge d’Anelore qui s’éloigne vers le large à sa poursuite.


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